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La Coupe Du Monde de football a ceci de précieux et d'unique qu'elle rassemble au même moment le monde, tout le monde.
Quand les équipent s'affrontent, les mondes se rencontrent et se découvre.
Il n'est pas de fête plus universelle et franternelle que cette épreuve dont on se demande si elle ne pourraît pas être organisée tous les 2 ans au lieu de 4, étant données les émotions qu'elle transporte, d'est en ouest, du nord au sud, à travers tous les continents, les cultures et les pays.
Il y à la, nous semble-t-il, matière à réflexion: si le football, comme le prétendent certains sociologues, est devenu une forme nouvelle de guerre, au moins celle-ci présente-t-elle l'avantage d'unir plutôt que de détruire.
Ce que nous aurons vécu en 1 mois fut simplement beau et bon, et l'on se doit de rendre homage à la manière majestueuse, lyrique, ensoleillée, dont l'Allemagne aura présenté, emballé, ficelé cette compétition.
Elle aura, pour nous Français, débouché sur un scénario d'autant plus intense et fort que personne, hormis Raymond Domenech, grâce lui soit rendue, ne l'avait imaginé.
Il ne s'agit pas de refaire l'histoire mais davantage de se laisser porter par celle-ci. Beaucoup de sentiments vite passés, mais pas encore consumés.
Le seront-ils un jour? 12 juillet 1998, 9 juillet 2006: ces dates demeureront à jamais en nous tous, qui apprécions le football et les Bleus, autant pour le spectacle offert, le suspense recommencé, que pour l'oxygène bu et consommé à haute dose. Comme il est doux de se sentir léger, sur la pointe des pieds, le coeur dansant, et de se laisser mordre par des événements et des victoires qui n'influeront jamais sur l'ordre établi mais qui, néanmoins, donnent à ce monde un supplément d'âme et d'humanité.
A la prochaine, et, cette fois, sans ZIDANE, c'est bien le seul pique au coeur...
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(de: Livre d'or COUPE DU MONDE 2006)
"Au bord du rêve"